Le stress perçu, au travail comme dans tous les domaines de la vie, est en partie lié à notre subjectivité: quel sens donne-t-on à tel événement stressant ? quels sont les comportements qui nous permettent d’interagir de façon satisfaisante avec notre environnement lorsqu’il est source de stress?

On peut citer 3 comportements déterminants pour faire face au stress :

1 – L’affirmation de soi (ou assertivité), que l’on peut définir comme la capacité à exprimer clairement nos opinions, nos besoins et nos émotions sans agressivité, permet de modérer le stress de plusieurs façons :

- L’assertivité nous donne un sentiment de contrôle sur notre environnement car elle nous permet de faire valoir nos besoins, et parfois nos limites ; par conséquent elle réduit l’impression d’envahissement ou d’empiètement que l’on peut ressentir en situation de stress.

- Elle nous permet de trouver des solutions en restaurant une communication claire et transparente.

- Elle nous aide à exprimer correctement notre ressenti émotionnel.

- Elle renforce l’estime de soi.

2 – Le locus de contrôle interne.

Les personnes qui pensent pouvoir influencer par leurs actions le cours de leur vie (locus de contrôle interne), et qui de ce fait, revendiquent une responsabilité dans ce qui leur arrive de positif ou de moins positif, ont un stress perçu plus modéré que les autres.

A l’inverse, les personnes présentant un locus de contrôle externe pensent n’avoir aucune prise sur ce qui leur arrive ; elles sont exposées à un ressenti d’impuissance face à leur environnement, et sont fragilisées face au stress.

Présenter un locus de contrôle interne ne veut pas dire adopter une attitude de toute puissance face aux événements (penser pouvoir atteindre n’importe quel objectif du moment qu’on l’a décidé) : un manager en difficulté lors d’une prise de poste peut par exemple se faire aider en demandant un coaching, ce qui est déjà un signe de prise en charge active de ses difficultés.

3 – L’expression des émotions.

En psychologie de la santé, il a été prouvé que l’aptitude à exprimer ses émotions (qu’elles soient d’ailleurs positives ou négatives) a un effet sur les fonctions immunes (augmentation du pourcentage de cellules NK et de leur activité). Elle permet également de stabiliser l’humeur et de décharger les tensions, et donc de favoriser l’homéostasie.

Au contraire, les personnes qui répriment leurs émotions voient baisser leur adaptation sociale, leurs affects positifs, et leur sensation de bien-être (Campbell-Sills, 2006).

En entreprise également, le partage des émotions permet d’absorber le stress, et participe également au sentiment d’appartenance à une communauté de travail ; ce partage doit bien sûr se faire avec discernement, selon la confiance et les affinités qui relient les personnes.

Dans une démarche d’accompagnement individuel face au stress, altanova-rh a développé un questionnaire sur les modalités d’ajustement au stress professionnel (IASP).

Ce questionnaire évalue notamment ces 3 comportements modérateurs du stress, ainsi qu’une dizaine d’autres….