Dans les années 80, le profil de personnalité dit de « type A » était réputé être un profil à risque concernant les pathologies dues au stress (on lui promettait notamment un risque d’accident cardiaque multiplié par deux).
Les avis sont désormais plus nuancés, mais savoir repérer ce mode de fonctionnement est toujours utile pour prévenir les effets du stress.
Rappelons que ce profil s’organise autour de 3 caractéristiques :
  Speed and impatience = impatience, sentiment d’urgence
 Hard driving = compétitivité, combativité, niveau d’exigence élevé, et engagement dans une lutte permanente
•  Job involvement = polarisation par le travail.

Nous savons maintenant que parmi les traits comportementaux qui constituent ce profil, on trouve aussi bien des facteurs de risques que des facteurs de protection, qui peuvent aider ces sujets à faire face aux épreuves.
Il n’en reste pas moins que le type A est un candidat au stress professionnel de premier choix, notamment parce qu’il entretient lui-même un niveau de pression élevé par son sentiment d’urgence permanent, et parce qu’il lui est difficile de se laisser aller en dehors de la sphère du travail.
De plus, ces personnes ont en général beaucoup de mal à demander ou accepter de l’aide des autres, à moins qu’une crise ou un événement majeur ne les mette au pied du mur. Ils ne seront pas enclins à demander du soutien à leur hiérarchie, et encore moins à faire appel à un coach : ce serait là une faiblesse coupable.
Ces personnes se privent ainsi du soutien émotionnel ou social, qui est un modérateur important du stress.

Les composantes relativement « viriles » de ce profil pourraient laisser penser qu’il concerne avant tout les hommes : il n’en est rien. Selon JB Stora, psychosomaticien et spécialiste du stress, les « femmes sujettes au type A sont en plus grand nombre parmi les jeunes cadres et les cadres de niveau intermédiaire » ; il semblerait que la discrimination sexuelle active ces traits de comportement du fait que les femmes se sentent obligées d’avoir un niveau de performance supérieur aux hommes pour pouvoir faire carrière…

Repérer des comportements du type A chez une personne permet de l’aider de plusieurs façons : l’inviter à prendre conscience de sa part de responsabilité dans les situations de stress rencontrées, et du fait qu’elle est plus exposée que d’autres à un burnout.

Si ces personnes allaient jusqu’à engager une démarche thérapeutique personnelle – fait assez rare – ce serait l’occasion pour elles de remettre en question le caractère addictif de leur rapport au travail, de s’interroger sur le recours forcené à l’agir, destiné à éviter à tout prix de faire face à un sentiment de vide.

Le questionnaire sur les modalités d’ajustement au stress professionnel (IASP) développé par altanova-rh évalue le comportement de type A, parmi d’autres traits comportementaux.